Mon histoire

On m'a demandé mon diplôme. J'ai montré mes chiffres.

Je suis né à Rochefort et j'ai grandi entre Rochefort et Saintes. À neuf ans, on m'emmenait voir des producteurs, des usines, des négociations de prix. À quinze, j'ai quitté l'école. J'ai fait un service civique dans un club d'athlétisme, de la restauration, de la cueillette de pommes, de la logistique de livraison.

À dix-sept ans, je suis revenu pour un CAPa d'horticulture et maraîchage biologique, en neuf mois. J'ai tout appris, tout dépassé — mes camarades m'appelaient « mini wiki ». Je n'ai pas eu le diplôme : la clé USB qui contenait mes épreuves finies s'est perdue quelques jours avant les examens, pendant que je lançais ma première agence digitale avec un ami d'enfance. Le Péage m'a pris un certificat pour une clé USB. Il prend aux autres des années.

Depuis, j'ai acheté plus de mille livres et je n'ai jamais arrêté d'apprendre par le faire. J'ai ouvert une holding aux Émirats à vingt ans. J'ai zigzagué pendant cinq ans : des projets, des tests, des clients ponctuels, des échecs que personne ne raconte. À vingt-trois ans, j'ai été CTO par intérim d'un logiciel pour PME, directeur data d'une plateforme immobilière, et j'ai lancé trois marques en parallèle avec 400 € par mois — parce que c'est ce que j'avais.

Je porte le nom de mon grand-père, ouvrier agricole pendant trente-sept ans. Je l'ai choisi. En CM1, on m'a demandé ce que je voulais faire : « chercheur trouveur ». Tout le monde a ri. Je n'ai jamais changé de réponse.

Le 5 septembre 2026, dix jours après avoir tout lancé, j'avais zéro client. Trois comptes à zéro abonné, des posts que personne ne lisait, un plan qui reposait sur des messages que personne n'envoyait. Le soir même, j'ai changé de méthode et je l'ai écrit. Deux jours plus tard, deux dirigeants m'ont rappelé d'eux-mêmes. Cette histoire-là, avec les chiffres, est dans le Registre — parce que c'est la seule preuve qui vaille.

Ma mission tient en une ligne : démocratiser l'entrepreneuriat. Le rendre accessible à ceux qui n'ont ni diplôme, ni capital, ni la bonne ville — et qui ont un métier. L'IA et la donnée peuvent ouvrir cette porte ou la refermer. Je travaille à l'ouvrir, et je montre tout.

Les projets que je lance sont annoncés quand ils ont un client. Pas avant.

Planche documentaire : cartes, notes de terrain et archives de voyage
Le problème

Quatre barrières verrouillent l'entrepreneuriat

Ce ne sont pas des lois. Ce sont des évidences qu'on n'interroge plus.

Le diplôme comme péage

On demande le certificat avant d'écouter le résultat.

Le capital comme condition

Il faudrait lever, emprunter ou être né avec, avant d'avoir le droit d'essayer.

La ville comme centre

Tout ce qui compte se passerait à Paris ou dans un incubateur. Jamais à Saintes.

Le bruit comme service

Des agences au pourcentage, des engagements de douze mois, des contenus tièdes et de l'IA qui fabrique des preuves.

Ce que je combats

Des modèles, jamais des personnes

Chaque force en face correspond à une règle que je m'applique, publiée pour que tu puisses me l'opposer.

  • Le Péage

    Le système qui exige le certificat avant le résultat.

    Un diagnostic payé, un livrable écrit : le résultat d'abord.

  • Le Pourcentage

    Le modèle d'agence dont la rémunération monte avec ton budget.

    Forfait fixe, 0 % de commission.

  • Le Contrat de douze mois

    Celui qui protège le prestataire, jamais le client.

    Trois mois, tarif de reconduction écrit dès la signature.

  • Le Marchand de rêve

    La formation à 997 € qui vend une vie, pas une méthode.

    Un diagnostic payé, déduit de la suite.

  • La Fausse Provenance

    L'IA utilisée pour inventer une récolte, une équipe, un visage.

    L'IA ne fabrique jamais un référent réel.

  • Le Bruit

    Les comptes qui postent pour poster, les plans que personne n'exécute.

    Le journal de campagne, chiffres compris.